La chasse de tête n’est-elle pas une approche dépassée à l’ère du digital ?

On pourrait penser qu’à une époque où l’on ne parle plus que de transformation numérique de l’entreprise et de Big data, une époque où la « génération Y » arrive aux commandes des sociétés, avec des jeunes cadres hyper connectés, accros à leur smartphone et aux réseaux sociaux, une approche aussi « artisanale » et traditionnelle que la chasse de tête n’a plus de sens…

Il n’en est rien ! Paradoxalement, les nouveaux cadres et dirigeants, « connectés » en permanence, ne sont pas plus faciles à identifier et à contacter. Au contraire, saturés de sollicitations (emails, appels, sms, tweets, messages via les réseaux sociaux, etc.), les cadres qui, par ailleurs, sont confrontés à une frontière de plus en plus mince entre vie professionnelle et vie privée, ont tendance à être de plus en plus sélectifs et à se protéger face à des approches pouvant être perçues comme des intrusions.

Il convient donc plus que jamais de faire preuve de finesse et de subtilité dans la façon de les approcher. La prise de contact, tant dans sa forme que dans son contenu doit être parfaitement ciblée, adaptée et qualitative.

De plus, étant eux-mêmes potentiellement saturés d’informations (notamment via les possibilités quasi infinies du web), les recruteurs peuvent être rapidement noyés voire intoxiqués par la masse d’information, souvent non qualifiée, à laquelle ils peuvent accéder lors d’une recherche de candidats. Données erronées, plus à jour ou non authentifiées peuvent leur faire perdre un temps précieux et les amener à passer à côté de bons profils.

Encore une fois, le caractère structuré et exhaustif de la méthodologie de chasse permet d’optimiser le recueil et le traitement de l’information. Les données sont recherchées à la source, qualifiées, recoupées et ainsi validées.

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